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A la découverte du Lombez historique

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L'histoire de la Cathédrale Sainte-marie par une passionnée

Dix heures. Marie-Thérèse est à son poste. Elle attend sous le porche de la cathédrale un groupe de randonneurs en week-end qui souhaitent visiter le centre historique de Lombez et sa cathédrale.

Passionnée, elle connait sa ville et son histoire sur le bout des doigts.

Et Marie-Thérèse n’a pas la langue dans sa poche, elle vous racontera Lombez comme on vous raconte une histoire, avec effervescence, de grands gestes, ponctuant son récit d’anecdotes et de parallèles avec les temps présents. Attendez-vous à être acteur de sa visite !

Celle-ci commence par les contreforts de la cathédrale, non visible depuis la place centrale, mais depuis la cour de l'ancien évêché devenu aujourd'hui cour de l'école.

"C’est la plus belle vue du bâtiment, avec ses contreforts massifs et son chemin de ronde."

Lombez fut tout d'abord une abbaye de bénédictins, au temps de Charlemagne, dont il ne reste aujourd’hui que le canal, le vivier et le moulin. 

Vous allez me demander : pourquoi a-t-on transformé l’abbaye en évêché ? Jean XXII, 2ème pape d'Avignon, désire multiplier les évêchés, et de ce fait, en crée 5 nouveaux sur le territoire de Toulouse. Ce qui n’est pas sans déplaire à l’évêque de Toulouse qui voit son pouvoir spirituel amputé ! Imaginez...Nous sommes en 1317, vous êtes Arnaud René de Comminges, abbé de Lombez et fils du Comte de Comminges (qui logeait au château de Samatan), vous avez une promotion extraordinaire : du jour au lendemain, par la décision du pape, vous vous retrouvez non plus abbé, mais premier évêque de Lombez !

La construction de la cathédrale, en lieu et place de l’ancienne église, dure tout de même un siècle et demi ! Les guerres de religion, la guerre de 100 ans, les hérésies... tout ceci a contribué à la lenteur des travaux et à donné à la cathédrale son aspect de forteresse protectrice.

C'est par la construction de la tour que débutent les travaux. Bâti sur l’ancien baptistère, son clocher culmine à plus de 40m de haut, et dispose de 5 étages à arcades et mirtes.

"La vue est magnifique depuis là-haut mais les escaliers sont tellement abimés que la montée au clocher est malheureusement devenue difficile..."

L' architecture de type gothique méridionale en briques roses est typiquement toulousaine et s’inspire des Eglises des Jacobins et Saint-Sernin de Toulouse. L'extérieur est enfin terminée au début du XVIème siècle.

La visite continue par l'intérieur de la cathédrale :

"Les vitraux servaient à raconter une histoire permettant d’éduquer la population en majorité analphabètes. Les vitraux de la cathédrale, sous le vocable de Sainte-Marie, raconte la vie de Marie."

Les stalles sont du XVIIème siècle, sculptées en bois.

"Aucune des têtes représentées sur les stalles sont identiques. On dit que ce sont les têtes des chanoines, ou encore des lombéziens de l’époque. Certains y voient des têtes diaboliques... "

La visite continue avec autant de véhémence. Marie-Thérèse s'arrêtera bien-sûr à la chapelle de Saint Majan, patron de Lombez, afin de raconter sa légende. Puis sur l'orgue baroque du XVIIIème avant de terminer par le Trésor dans l'ancien baptistère. 

Déambulation dans les rues lombeziennes

C'est maintenant au tour du centre historique d'être décortiqué : le moulin, les lavoirs, les rues de la petite bourgeoisie lombézienne et les maisons des notables, les vestiges des portes de l'ancienne cité épiscopale, tout y passe !

Avec bien sûr un mot sur les oeuvres graphiques du parcours street art parsemées de part et d'autres dans la ville.

Ce projet du Pays Portes de Gascogne nous a permis de mettre en valeur le patrimoine de la ville tout en lui redonnant une touche de jeunesse. Même ma voiturette a été relookée. Je ne passe pas inaperçu !